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Ca a été long ...

Dernière mise à jour : 28 oct.

Oui, le silence du blog a été long. Il y avait beaucoup d’événements majeurs dans la vie : pandémie et crises de toutes sortes et des changements imposés à l’activité de CouBR.


L’évolution de l’environnement de l’entreprise


La pandémie mondiale a bousculé la vie de CouBR matériellement, moralement et philosophiquement comme la vie de la plupart des gens. Voir sa situation et ses certitudes remises en question et ne pas être sûr de savoir comment changer et évoluer, c’est très dur. Et pour s’en sortir il faut du temps, beaucoup de temps.


Image par<ahref="https://pixabay.com/fr/users/geralt9301/?utm_source=linkattribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=562573">Gerd Altmann</a> de <a href="https://pixabay.com/fr//?utm_source=linkattribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=562573">Pixabay</a>

Justement, c’est le temps qui, en général, manque le plus dans la vie d’une personne, d’une société, d’une entreprise, de CouBR. Pas de chance, il fallait faire avec…le manque de temps. Une entreprise peut survivre si elle évolue et s’adapte à l’évolution de la société. L’impact de la crise sanitaire et les opportunités apparues ensuite devaient être saisies à temps. Par chance, cette fois-ci, nous avions amorcé une réflexion sur notre business model peu avant cette crise.


La prise de conscience de la nécessité de changements avait été initiée par trois facteurs :


- D’une part, nous avions déjà observé l‘évolution des comportements des consommateurs vers plus de responsabilité et l’apparition de l’économie de partage :

o L’intérêt grandissant pour le marché de la seconde main et les potagers solidaires

o Mouvements différents comme le locavore, l’anti consumérisme

o Garages de réparations solidaires

o L’upcycling et la location de vêtements

o La fabrication de ses vêtements, sa lessive, ses produits d’entretien, etc.

  • Les particularités des habitudes et de la consommation de la génération Z sont aussi à prendre en compte.

La génération Z - une nouvelle génération de gens nés entre 1997 et 2010 qui transforme radicalement les modes de consommation. Ce sont autour de 19% des français.


Image par <a href="https://pixabay.com/fr/users/surprising_shots-11873433/?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=7533127">Mircea - See my collections</a> de <a href="https://pixabay.com/fr//?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=7533127">Pixabay</a>

Quelles sont les traits caractéristiques de ces jeunes gens ?

Ils ont une pratique digitale intensive depuis leur plus jeune âge. Ils ont formé des communautés mondiales basées sur des intérêts communs et une grande tolérance faisant une impasse sur le pays d’origine, le niveau social ou le genre des membres.

Ils ont un nouveau regard et une nouvelle attitude sur l’écologie et ses enjeux et sont conscients de l’urgence écologique. De là provient la tendance de leur consommation de la seconde main et des produits naturels. Ils cherchent à dépenser mieux en achetant moins et de meilleure qualité.

Adeptes à un mode de vie avec moins de difficultés imposées par la mode ou par les relations interpersonnelles à tout niveau, ils instaurent un rapport moins stressant au travail et à la consommation.

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" La génération Z affirme vouloir dépenser de manière plus intelligente. Une enquête réalisée par Decluttr en aout 2020 montre d’ailleurs que 70 % d’entre eux feraient de la sécurité financière une priorité. Et pour cela, ils n’hésitent pas à acheter moins, mais mieux".

« L'industrie de la mode et du textile est le troisième secteur le plus polluant au monde, représentant jusqu'à 5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, selon un rapport publié il y a un an par le Forum économique de Davos. Les enseignes de mode à bas coût sont régulièrement pointées du doigt pour le gaspillage et la pollution qu'elles engendrent et pour les conditions salariales imposées à leurs ouvriers.»

(https://www.francetvinfo.fr/culture/mode/une-nouvelle-tendance-au-royaume-uni-en-quete-de-mode-durable-des-jeunes-cousent-leurs-vetements-eux-memes_4973601.html)

- D’autre part, les images des énormes espaces aux bords des océans, couverts de milliers de tonnes de vêtements non vendus, nous effrayaient au point de souhaiter de ne pas en ajouter (à notre modeste niveau de production, bien sûr, mais chaque geste compte). Cela a été également le souhait de nos clients et de nos fans.


Fondée en 2018 à la base de la prise de conscience des défis écologiques, CouBR devait développer ses méthodes de production et de distribution dans la même direction tout en tenant compte des nouvelles problématiques et de nouveaux liens entre consommation et environnement. Nous n’allons pas développer ici le lien entre la consommation en masse et la psychologie humaine qui a contribué à l’explosion de cette consommation au niveau mondial.


- La troisième raison de changement due à la pandémie ce sont les nouvelles tendances dans le management des entreprises pour répondre aux préoccupations des collaborateurs de conciliations vie personnelle-vie professionnelle, ainsi que de la recherche du sens du travail et de la vie.


L’analyse des nouvelles pratiques d’habillement montre un changement de façon permanente des habitudes de consommation d'habillement/chaussure selon 35% des clients interrogés après deux ans de confinements.[1] Les clients français se sont montrés plus anxieux dans la consommation que les clients dans les autres pays, selon ce sondage.

*** [1] Enquête Alix Partners, www. fashionnetwork.com

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Nos réflexions sur le développement de CouBR


Image par <a href="https://pixabay.com/fr/users/geralt-9301/?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=1651259">Gerd Altmann</a> de <a href="https://pixabay.com/fr//?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=1651259">Pixabay</a>

Analyse de l’existant :

· Nous avions déjà décidé depuis la fondation de CouBR que la production et la distribution seraient françaises.

· Notre lien avec les clients a toujours été très fort par respect pour leur temps et de leurs projets. Nous étions déjà très attentifs à la communication et la bienveillance, ce que nous avons renforcé après la reprise de l’activité.

· L’information, fournie aux clients, concernant la provenance des matières, la production, la revalorisation des déchets et les économies des ressources naturelles, l’entretien écologique des vêtements et d’autres questions, a été toujours privilégiée. Pour nous la consommation raisonnée est primordiale. Notre conseil–refrain pour les clients a toujours été LESS IS MORE ou Consommer Moins Mais Mieux.

· Nous nous adaptons aux attentes de nos clients mais notre objectif est aussi de donner beaucoup d’informations à différents niveaux pour un choix réfléchi. En privilégiant la qualité et l’intemporalité des modèles pour la durabilité des vêtements et des accessoires. A la demande des clientes nous réalisons des capsules personnalisées toujours dans le but de limiter la production à l’essentiel.

· A la différence de beaucoup d’entreprises de l’habillement, nous ne sommes pas d’accord avec l’idée de promouvoir les vêtements d’intérieur pour le télétravail. Nous sommes conscients que l’habillement conditionne l’esprit donc nous proposons des modèles confortables qui conviennent pour le bureau aussi bien que pour le télétravail.

· Un de nos objectifs depuis le début de notre activité est de réduire l’assortiment en laissant l’initiative et la créativité aux clientes. Nous proposons un accompagnement de A à Z avec des conseils et des idées.

· Pour éviter la consommation du papier nous avions privilégié le digital pour la communication. Dans la mesure du possible, nous avions fabriqué des emballages en tissus recyclés pour nos articles.


Nous avons reçu la confirmation des sondages que nos pratiques de la période avant la crise sont toujours d’actualité et répondent aux exigences d’aujourd’hui. Toutefois, cela n’a pas été suffisant pour la bonne adaptation de notre activité à la situation actuelle. Le problème des invendus, bien qu’en très petites quantités, restait un problème à résoudre. Il est impossible de continuer à polluer l’environnement.